Le pouvoir des imams

Religion et politique Maroc d'aujourd'hui - Leçon marocaine de modérnité

"Il est interdit aux préposés religieux (les imams) d'exercer toute activité politique ou syndicale ou même de prendre une position à caractère politique ou syndical. Ils sont, en outre, tenus de respecter les principes de l'école malékite, de la doctrine achâarite, les constantes de la nation et tout ce qui est d'usage au Maroc." En édictant ce dahir ("décret royal") le 26 juin, à la veille du ramadan, SM le roi Mohammed VI a verrouillé le discours religieux dans les mosquées.
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Si l'interdiction d'affiliation à un parti politique et à un syndicat est claire, rien ne précise ce que sont "une position à caractère politique", les "constantes de la nation", et "ce qui est d'usage au Maroc", même si tout le monde comprend implicitement qu'il s'agit de respecter la lecture officielle de la religion, c'est-à-dire un islam d'État et non celui de courants radicaux venus d'Orient.
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Depuis les attentats de Casablanca, le roi étend donc son emprise, ce qui entraîne par moments une confusion avec la sphère politique. Ainsi, les imams avaient largement milité en faveur du "oui" au référendum constitutionnel de 2011. Et à la surprise générale, on a vu les soufis de la Zaouiya Boutchichia, historiquement neutre, défiler pour appeler à voter dans le même sens.
jeuneafrique.com
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Le Maroc legifère sur le pouvoir des mosquées

Combattre l’obscurantisme.
Quand on fait le tour des mosquées des grandes villes du pays, de Casablanca, à Marrakech, en passant par Rabat, Salé, Fès, Meknès, Tanger, Tétouan…, la majorité des imams sont jeunes. Tout un symbole dans un pays à majorité jeune, résolument tourné vers un islam moderne. Et qui mieux que des natifs de la fin des années 60 et le début des années 70 pour incarner ce rôle religieux, pétri de nouvelles valeurs et axé sur une dimension religieuse, ancré au cœur de la société. Aujourd’hui, le mot d’ordre est de faire en sorte que le culte soit une pratique douce, une thérapie sociale et culturelle, dénué de toute orientation politicienne.

D’ailleurs, au Maroc, nous avons presque tourné le chapitre des imams “hystériques” qui appellent au combat et autres jihad. Avec des noms comme Leqzabri, El Kouchi, El Gharbi et les autres, ce sont les préoccupations des Marocains qui sont traitées et expliquées par les versets du Coran et les hadiths.

Il ne s’agit pas de faire le lit au mécontentement social ni d’ouvrir la brèche à la grogne au nom du religieux, mais de réconcilier les cœurs, apaiser les âmes, dans l’enceinte d’un lieu sanctifié où la religion est mode de vie d’abord.
Maroc-hebdo.press.ma
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Le pouvoir des mollahs

Dans l'attente du Douzième Imam - Pour les chiites des Douze Imams, ou « duodécimains », qui contestent l'élection d'Abu Bakr après la mort du Prophète, la véritable légitimité spirituelle et temporelle doit revenir à celui qui en aurait reçu la transmission directe : son cousin et gendre Ali, puis aux descendants de ce dernier, même s'ils furent systématiquement écartés du pouvoir temporel et, selon la tradition chiite, persécutés jusqu'au martyre.
chiite.fr
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www.imam-mosquee.com - Bordeaux le 05/12/2014 - Le povoir des mosquées.

Bref, tout le monde attend que quelqu'un descend du ciel ou s'incarne dans un corps quelquonque, les sunnits attendent le retour de Jésus, les chiites le Mahdi ou un douzieme imam caché. Ce qui est certain, est qu'avec le coran la seule chose à attendre, c'est la maison de la rétribution, hormis cela il n'y a rien d'autre à attendre. Touefois, peut être bien un chatiment ou une récompense provisoire dans la tombe, et pour éviter le chatiment provisoire, l'une des recette est la sadaqa jariya (aumones perennes), A vrai dire, partout ou l'argent se mélange à la religion, est une situation qui nous laisse perplexe !

De la promotion de « l’islam du milieu »

Pour Aldo Oumouden, ce soutien marocain va de soi : « C’est une manière de rendre hommage aux MRE, qui ont contribué à l’économie marocaine ». Mais il ne nie pas qu’il s’agit aussi d’un relais d’influence. « Il est vrai qu’il y a une ambition de certains pays d’aider et d’essayer d’apporter leur propre culture », concède Aldo Oumouden, qui évoque ensuite la « promotion d’un islam du juste milieu » mise en oeuvre par le Maroc.

Même idée à Evry, ou le recteur Khalid Merroun nous confie que s’il a finalement décidé de confier la mosquée au Maroc il y a cinq ans alors qu’elle appartenait auparavant à la ligue mondiale islamique (l’affaire a duré dix ans au tribunal), c’est pour « garder sa conscience tranquille », faisant référence au fait qu’il est proche de la retraite et qu’il veut laisser sa mosquée entre de bonnes mains.

«l’islam du milieu» à l’international

Pour Aldo Oumouden de la mosquée de Saint-Etienne qui a bénéficié du travail de 50 ouvriers venus du Maroc, cette intervention a un autre avantage : « C’est aussi une mosquée vitrine de toute l’architecture marocaine, elle fait maintenant partie du patrimoine stéfanois, lors des journées du patrimoine, elle a reçu 2 800 visiteurs », met-il en avant.


Sources : TELQUEL
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