Caudataires & donataires

L'imam sidi laudateur de la charité en religion wa El caudataire

caudataire
Le donataire est celui qui reçoit l'argent de la charité, le caudataire désigne les serviteurs des religieux. Dans la langue arabe ils n'ont pas de qualificatif, mais leurs façons d'agir les met dans le paquetage "hypocrites". Ils se qualifent de bénévoles mais profitent largement de l'argent de la charité en islam, ils sont loin d'êtres pauvres mais s'érigent en mendiants professionnels dans les mosquées. Ils se qualifient eux même de serviteurs du temple, faisant partie de la hiérarchie du clérgé islamique informel, ils font de la réclame au "grand imam" et autres "cheikh" ou Âalam.

En maghrèbin on dit (irefdou elkhancha) porteurs de sacs (vils sérviteurs), qui sous entends un termes plutôt péjoratif plus grossier. Dans les mosquées leurs rôles se limitte en donataires des aumônes au bénéfice des imams professionnels, quelques fois ils excercent le métier religieux de sous imams, ou suppléant quand celui ci est abscent, une façon de garder le monopole de diriger les prières.

Dans la religion chrétienne il en va tout autrement, les caudataires sont considérés comme appartenent à l'eglise (mère des chrétiens), d'ou le qualificatif de "notre sainte mère l'église", le terme devint un titre honorifique mais le plus bas dans la hiérarchie de l'église. Le dogme catholique influenca la culture, tel les enfants d'honneur qui porte la robes de la mariée, cette coutume s'imbimbe de religion tout en s'influencant des églises chrétiennes d'occident.

Mais avec le temps ce terme à changé de sens, il se dit maintenant d’un homme obséquieux qui se fait déliberément valet en flattant les gens et en servant bassement les interêts du clérgé musulman dont il peut espérer quelque faveur. On les trouve aussi graviter autours des palais présidentiels et royaux, en générale toujours là ou se trouve le pouvoir et par extension l'argent, ils n'ont pas de fonctions précises mais ils se trouvent êtres quelques fois necessaires. Mais de nos jours les rois et présidents ne sont plus dupes, touefois ces hommes de l'ombre peuvent s'averer êtres de dangereux sophistes manipulateurs si l'on n'y prends pas garde.

Fonctions attribuées aux caudataires au cercle du pouvoir

Considérés toutefois d'hommes de l'ombre par le grand maïtre de la littérature française dans "Modeste migon" Honoré de Balzac

En devenant maître de requêtes, Canalis éprouva le besoin d’avoir un secrétaire, un ami qui pût le remplacer en beaucoup d’occasions, faire sa cuisine en librairie, avoir soin de sa gloire dans les journaux, et, au besoin, l’aider en politique, être enfin son âme damnée. Beaucoup d’hommes célèbres dans les Sciences, dans les Arts, dans les Lettres, ont à Paris un ou deux caudataires, un capitaine des gardes ou un chambellan qui vivent aux rayons de leur soleil, espèces d’aides-de-camp chargés des missions délicates, se laissant compromettre au besoin, travaillant au piédestal de l’idole, ni tout à fait ses serviteurs ni tout à fait ses égaux, hardis à la réclame, les premiers sur la brèche, couvrant les retraites, s’occupant des affaires, et dévoués tant que durent leurs illusions ou jusqu’au moment où leurs désirs sont comblés.

Quelques-uns reconnaissent un peu d’ingratitude chez leur grand homme, d’autres se croient exploités, plusieurs se lassent de ce métier, peu se contentent de cette douce égalité de sentiment, le seul prix que l’on doive chercher dans l’intimité d’un homme supérieur et dont se contentait Ali, élevé par Mahomet jusqu’à lui. Beaucoup se tiennent pour aussi capables que leur grand homme, abusés par leur amour-propre. Le dévoûment est rare, surtout sans solde, sans espérance, comme le concevait Modeste. Néanmoins, il se trouve des Menneval, et plus à Paris que partout ailleurs, des hommes qui chérissent une vie à l’ombre, un travail tranquille, des Bénédictins égarés dans notre société sans monastère pour eux.

La discrétion

En générale ils sont solitaires, il n'avouent jamais à leur entourage leur véritable métiers, en religion ils disent à leur famille êtres imam (fonction honorifique).

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